Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 18:05

Le mois qui vient verra s'effondrer les peuples d'abeilles trop affaiblis par l'hiver.

 

Ce matin par +7°C, je visitais un rucher. Grand ciel bleu, vent froid interdisant toutes sorties d'abeilles.Photo-068.jpg

 

 

  Je fus donc surpris de découvrir sur une planche d'envol ce groupe d'une dizaine d'avettes.

 

  Complètement refroidies, quasi inertes, la langue tirée, elles étaient déjà là hier à midi. Elles titubaient, ivres de froid.

 

 La saison ne se prêtant  pas à une nuit à la belle étoile, je me décide à ouvrir.

 

 

 

  La Reine est de l'année dernière; les traitements varroas sont à jour,  et la ruche a été  laissée avec la récolte d'été et un pain de candi.

 

Je le découvre à peine entâmé, retire le couvre-cadres, décoiffe l'élément du haut pour y trouver un grand silence, aucun bruissement, aucune tiédeur ni même odeur.

 

                       Froide comme la mort. 

 

 Je compte trois cadres de miel le reste étant vide.

 

  L'élément du milieu complètement vide d'abeilles, quelques traces de miel épars dans les alvéoles.

 

 

 

  La colonie est bel et bien morte. Il me faut savoir ce qui s'est passé.

 

 

  Je repère alors dans l'élément du bas le gros de la colonie, consciencieusement rangée comme des tuiles sur un toit, la tête enfouie dans les alvéoles. Les langues tirées trahissent la cause de la mort : famine

 

Eparpillées sur trois cadres, les dépouilles s'organisent selon un volume qui a la taille d'un potimaron.Photo-071.jpg

 

  Jonchant le plancher grillagé, un même amas d'insectes  rassemble le reste de la grappe.

 

  Une plaque de couvain desséché, grande comme une feuille d'érable, est au coeur de ce cimetière.

 

 

  Je comprends alors pourquoi la grappe n'est pas montée vers la nourriture.  Les températures trop clémentes de l'automne et de l'hiver ont permis à la reine d'entretenir un couvain qui quoique réduit, a maintenu la colonie dans le bas de  la ruche jusqu'en Février.

La nourriture peu à peu disparaît. Le deuxième élément se vide et donc la grappe devrait l'occuper et amorcer sa remontée vers le candi, mais le couvain la maintient en bas.

 

  Quand le froid trés vif de Février à sévi, la grappe paralysée n'a eu la force de remonter au troisième élément, et n'a pu que mourir de faim.

 

 

 

  Un peuple de plusieurs milliers d'abeilles adultes mort pour un bout de couvain...

 

                 Drôle d'instinct de survie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par Fabien - Publié dans : vie au rucher - Communauté : Apiculture
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 18:24

Par ces températures négatives qui perdurent depuis dix jours, on ne peut que s'inquiéter pour les abeilles.

On sait qu'elles se pelotonnent dans une tiédeur proportionnelle au froid extérieur, et pourtant...

J'ai été surpris de constater qu'elles étaient capables d'accéder à un sac de candi ( placé sous un isolant tout de même) par des températures extérieures de -7°C. J'ai également senti de la tiédeur sur ce sac...Photo-041-copie-1.jpg

 

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 vue à travers la vitre arrière d'un élément warré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour tout comprendre du merveilleux fonctionnement de la grappe d'abeille, une trés belle page web: http://www.cari.be/medias/abcie_articles/131_bio.pdf

 

 

 

Par Fabien - Publié dans : sujets d'apiculture - Communauté : Apiculture
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 19:30

Photo-036.jpgLe fleuve sauvage se bat ces derniers jours contre le froid. Ses eaux libres ne cessent de charrier des glaçons toujours plus gros, toujours plus nombreux. Si l'hiver se durcit, des bouchons se formeront, immobilisant le fleuve dans une gangue de glace.

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Par Fabien - Publié dans : Val de Loire - Communauté : Apiculture
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 11:19

Profitons de la trêve hivernale pour fabriquer quelques matériels supplémentaires.

 

La boîte à essaims permet de :

 

1°) Recueillir les essaims  pendus aux branches, posés au sol... mais également de les accueillir le temps d'une nuit, d'un transport. Un simple seau ne peut suffire.

 

2°) Recueillir des paquets d'abeilles obtenus par tapotement, par secouage de cadres...

 

Elle doit être :

  • légère ( on monte à l'échelle, dans un arbre avec cette caisse),
  • aux dimensions intérieures de la ruche ( 30 cm sur 30 cm pour une Warré)
  • solide ( on tape souvent dessus pour décoller les essaims grappés sur le fond),
  • accueillante et séduisante ( on souhaite que les abeilles y entrent spontanément),
  • aérée( on ne souhaite pas étouffer les essaims volumineux)

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Utiliser du contreplaqué de 2 mm. Fabriquer un parallélépipède de section extérieure 300 mm sur 300 mm ( ou un peu moins il faut prévoir un jeu ) et de hauteur au moins 400 mm.

Ce volume permettra la respiration des abeilles.

 

On peut y ajouter un chasse abeille rond qui permet l'aération mais également le retour à l'intérieur des abeilles éclaireuses.

On peut y faire des trous à la perceuse.

 

N'ajourer pas une grande surface d'un côté pour y mettre un grillage. Les abeilles extérieures y stationneraient sans trouver le moyen d'entrer dans la boîte.

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Renforcer chaque arête avec des tasseaux. Coller et clouer généreusement. Cette boîte sera violemment secouée.

 

Au fond on peut agraffer un morceau de toile qui facilitera la suspension de la grappe.

 

On peut badigeonner avec de la propolis et de la cire pour rendre le tout séduisant.

On peut peindre en blanc.

On peut peser la boîte vide ce qui permettra par la suite de connaître la masse de l'essaim récolté, et donc son devenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Pour fermer cette boîte, deux simples chevilles en bois sur deux côtés opposés. Je les attache à la boîte avec une ficelle pour être sur de ne pas les perdre.

 

 

 

 

Pour récupérer un essaim :

 

1°) Dans l'idéal l'essaim est grappé sur une petite branche:

 

Placez la boîte ouverte sous l'essaim, arrosez les abeilles avec un petit pulvérisateur à eau, secouez violemment la grappe, tout le monde ou presque est tombé.

Refermez la boîte avec le fond amovible, placez les chevilles et retournez la.   Vous êtes sûr que la reine est dedans donc il n'y aura pas de soucis.  Attendre que les abeilles se pendent au plafond, aprés le bout de toile ( 5 minutes suffisent).

Déchevillez le fond et posez la boîte en décalé sur les tasseaux du fond. Les abeilles intérieures vont battre le rappel et au bout de quelques minutes tout le monde est rentré.  Fermez alors et chevillez. Déplacez en douceur en pensant bien que la grappe doit rester suspendue au plafond. Peser votre essaim.

S'il fait plus d'1 kg vous pourrez en tirer une nouvelle colonie.

 

 

 

 

 

2°) L'essaim est posé sur une grosse branche qui ne peut être secouée

 

C'est plus compliqué. Prenez un morceau de grille à reine de la taille d'une feuille A4 et utilisez la comme une pelle, pour détacher des gros paquets d'abeilles que vous jeterez dans la boîte. Utilisez également une brosse à abeilles. Retournez la boîte, attendre que la grappe se pende au plafond, entrouvrir, et espérer que tout le monde rentre.

Si vous n'êtes pas pressé, approchez une ruche avec ses cadres de l'essaim et espérez qu'il y rentre spontanément. Ca peut prendre des heures, l'essaim peut également redécoller et partir plus loin...

Par Fabien - Publié dans : matériel apicole - Communauté : Abeille & Cie
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 13:16

           L'encaustique du commerce contient de moins en moins de cire d'abeille ( moins de 5%)

Trop onéreuse, cette substance se voit remplacée par des ploymères lustrants, issus de la pétrochimie, différents solvants et charges qui au final fournissent un produit trés perfectible.

 

         Vous aurez plaisir à fabriquer votre encaustique vous même. C'est extrêment simple si vous parvenez à vous procurer de la cire d'abeille.

 

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  Trouvez-vous un pot à confiture.

Placez-le dans un bain-marie.

 

 

 

Y faire fondre un volume de cire équivalent à un tiers du pot.

 

 

Lorsque la cire est fondue, retirez du bain-marie.

 

Coupez la flamme ( l'essence de thérébentine est inflammable)

 

 

 

Ajoutez-y peu à peu, en remuant vivement deux volumes d'essence de thérébentine. Travaillez dans un local aéré.

 

 

Peu à peu la solution devient pâteuse.

 

 

Laissez refroidir et c'est tout...

 

Vous obtiendrez un produit à la consistance crêmeuse. Si vous le voulez plus liquide, mettez davantage d'essence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   Appliquez avec un chiffon.

Laissez durcir.

Lustrez avec un chiffon doux et ça brille !

 

 

 

Ce produit ne contient aucune teinte et donc le naturel du bois transparaît.

 

 

Sa forte proportion de cire assure un brillant et une protection  durables.

Par Fabien - Publié dans : curiosité - Communauté : Abeille & Cie
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