Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 10:26

Afin de donner à l'hydromel la robe limpide qui saura au mieux l'habiller, plusieurs solutions sont possibles:

1°) Ne rien faire et laisser agir la gravité. Celà peut prendre deux mois, deux ans, ou ne jamais aboutir à un résultat satisfaisant. C'est la meilleure méthode si on a le temps .

 

2°) L'ajout de tanin, en dilution dans l'alcool fort, ou sous la forme de copeaux de chêne nettoyés ( ébouillantés par exemple) , ou sous forme de raisins secs, entraîne une précipitation des protéines présentent dans le milieu ( elles sont rares, pricipalement issues du développement des levures) qui peu à peu vont floculer et tomber. Ceci dit, au delà d'une concentration supèrieure à 0,2 g/L, l'ajout risque de laisser une astringence qui vous assèchera le palais lors de la dégustation.  Toujours faire un test sur une petite quantité.

 

2°) Effectuer un collage consistant à introduire dans l'hydromel une substance trés riche en protéine, ajoutée d'une indispensable dose de tanins,  qui en précipitant vont agir comme un " voile moléculaire" qui peu à peu tombe en entraînant avec lui les différents colloïdes. L'utilisation de blancs d'oeufs montés en neige est possible, à condition que le milieu ait été enrichi en tanin. De plus les tanins doivent être dilués dans une petite quantité d'alcool puis introduits dans l'hydromel. Il faut 2 ou 3 blancs d'oeufs par hL. on les bat en neige au fouet, on les introduit délicatement dans l'hydromel et on homogénéise le tout. Au préalable on aura additionné le liquide de 1 g de tanin par blanc d'oeuf. On laisse reposer de 8 à 15 jours, puis on soutire    ( source: Alin Caillas, les hydromels de grands crus )

  Cette pratique si elle est surdosée en blancs d'oeufs provoque un surcollage avec pour conséquence une deuxième précipitation de la colle en bouteille, sous forme de petites pelottes blanches ( comme une boule de Noêl). A fin d'éviter ce phénomène de casse protéique, rien ne vaut un essai préalable sur une petite dose.

 

3°) Le collage à la bentonite se fait sans ajout de tanin et il est donc plus respectueux du liquide. La bentonite est une argile utilisée trés couramment comme floculant, qui absorbe les longues chaines protéiniques sur sa surface ( interaction par électronégativité différente, le + attire le - selon la formule consacrée). On peut s'en procurer dans les magasins pour la viticulture, ou sur le site brouwland.

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La bentonite se présente sous forme d'une poudre blanche, semblable à la farine.

 

 

Pour coller une vingtaine de litre j'ai suivi le mode opératoire suivant.

 

1°) Peser 12 g de bentonite et les mettre dans un verre

 

2°) Peser 10 fois la masse de bentonite en eau tiède, donc 120 g et les verser dans un récipient qui permettra l'utilisation d'un fouet.

 

3°)  Incorporer la bentonite dans l'eau à travers une passoire, en fouettant énergiquement afin d'éviter les grumeaux. Le cas échéant, ceci restent en surface dans la bonbonne, et obligent à filtrer. ( c'est la bentonite qui va dans l'eau et non l'inverse sinon grumeaux assurés)

 

4°) Le mélange ressemble à une pâte à crêpe liquide. Il faut le laisser gonfler au moins 6 heures.

 

 

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5°)

 

Dans un récipient, incorporer la bentonite à un ou deux litres d'hydromel en fouettant délicatement puis 

verser le tout dans la bonbonne à clarifier.  Homogénéiser.

 

Il n'y a plus qu'à attendre  2 semaines que la lie, qui peu à peu tombe, soit suffisament tassée pour autoriser un soutirage efficace. Si on opère au froid, la floculation n'en sera que plus satisfaisante.

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Jour J du collage.

Il faut clarifier cet hydromel ( miel utilisé colza et printemps )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  jour J+1

 

La clarification progresse, une lie se dépose au fond, mélange de bentonite et de colloîdes.

 

 

 

 

On peut être tenté d'effectuer plusieurs collages successifs.

Veiller cependant à ce que l'hydromel ne soit pas trop amaigri ( perte de goût, de longueur en bouche ) et trop décoloré.  L'utilisation de miels sombres, comme le miel de forêt, est largement conseillée, tant pour le goût que pour la couleur. Pour obtenir une couleur or, le miel de tournesol fera l'affaire.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

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J+2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   J+3

 

 

 

 

 

  Un collage à la bentonite aprés fermentation, puis soutirage avec sulfitage. ( on ne laisse pas s'affiner l'hydromel sur la bentonite )

On laisse en cave 6 mois et celà devrait suffire à clarifier l'hydromel.

Par Fabien - Publié dans : hydromel - Communauté : Apiculture
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 14:20

 J'héberge chez moi bien sûr quelques milliers d'abeilles, et plus récemment, un nid de polistes.P1050981.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les nids de polistes restent toujours petits, n'abritant qu'une faible population. Ils sont fabriqués à partir de cellulose récupérée sur des bois morts. La guêpe poliste est un insecte pacifique, qui n'entre pas dans les maisons, ne vous harcèle pas lorsqe vous mangez du melon. On vit sans encombre avec un nid au dessus de sa porte, dans l'embrasure d'une fenêtre, sous un velux, sous une bâche. Il n'est occupé que par intermittence, le temps des quelques semaines nécessaires à élevage d'une nouvelle génération qui s'en ira vivre ailleurs le reste de son âge.

      Donc inutile de dégainer le baygon et de propager dans la nature des molécules qui sont nocives pour la terre entière.

    Laissons les en paix! Ils mangent des mouches et des chenilles, et ne vous piqueront pas sans raison trés valable.

 

 

Le poliste se distingue de la guêpe commune par un taille plus longue, des pattes plus longues, le port de ses ailes, et surtout par ses antennes en massue orangée. Et enfin, par un meilleur caractère !

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Par Fabien - Publié dans : curiosité
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 19:36

 

 

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    Le tournesol s'étale en ce moment dans des floraisons incandescentes, qui mélées aux jaunes pailles des moissons, font la beauté des plaines d'été.

 

     

 

De la famille des astéracées ( comme la marguerite), il porte une capitule composée de mille fleurons d'un diamètre de quelques millimètres. Chacun de ces fleurons constitue en fait la véritable fleur, avec ses étamines, sa corolle et son pistil.

Ainsi, l'auréole de jaune qui ceint la tête ne peut s'appeler " pétales " mais ligules. Les fleurons aprés fécondation donneront la graine de tournesol, riche en matière grasse.

 

 

    En cette pèriode de l'anée où les abeilles ont particulièrement faim, la proximité d'un champ de tournesol amène une liesse explosive au rucher.

Les conditions de température et d'hygrométrie semblent rassembler pour que la miellée soit belle.

 

Certains auteurs avancent une production de miel de 25 à 50 kg par ha ( Crane 1980 ). D'autres, des apiculteurs qui exerçaient dans les années 80 à 90, évoquent des récoltes miraculeuses avoisinant le quintal ...

 

En réalité, les années où le tournesol donnait du miel en quantité semblent passées. L'attrait des différents cultivars dépend de la profondeur à laquelle se situent les nectaires dans le fleuron ( de 5,1 à 6,9 mm ).

Plus longue sera la langue de l'abeille, plus elle sera à même de rapporter du nectar. Parmi les abeilles à langue longue, citons la Carnolienne, la Caucasienne et la Buckfast.

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Toutes les études montrent que la pollinisation par les abeilles accroît le rendement du tournesol, suivant les cas, de 16 à 60% et indiquent que pour un rendement maximum, chaque fleuron doit être visité entre 6 à 10 fois.

 

On voit donc dans cette miellée de tournesol l'exemple d'un partenariat où apiculteurs et agriculteurs ont tout à gagner. Il ne reste qu'à garantir à l'abeille une plante saine, exempt d'insecticides systémiques ...

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source: "Le guide de l'apiculteur"   par  JM Philippe    Edisud

Par Fabien - Publié dans : sujets d'apiculture - Communauté : Apiculture
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 20:11

On peut valoriser les cires d'opercules en les faisant fondre. Pour celà, inutile d'acheter une chaudière à cire.

 

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1°) les cires d'opercules sont récupérées à la récolte, mises à égoutter. Ensuite je les lave et de cette eau de rincage je tire un hydromel. On ne perd pas une goutte de ce précieux miel...

On a donc des cires propres, qualité cire vierge.

 

 

 

 

 

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2°) Différentes impuretés persistent, comme la propolis, des morceaux de  vielles cires, du miel, des abeilles mortes, du pollen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3°)  Une vieille lessiveuse récupérée à la brocante posée sur un réchaud à gaz fait office de chaudière.

 

On recouvre les cires d'eau et on met à chauffer.

Environ une demi-heure plus tard, les cires se sont liquéfiées. Il faut touiller régulièrement. On obtiendra une bouillie peu ragoutante, qui tient plus du vomi que de la cire.

Patience...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 4°) Trouvez vous un vieux seau propre et recouvrez le fond  d'une toile genre brise-vent, moustiquaire. Elle sera quasiment fichue aprés utilisation donc épargnez les tissus précieux.

 

 

Versez dedans la cire en fusion, puis retirez le tissu délicatement. Vous emmenerez ainsi les plus grosses impuretés.

 

 

 

 

 

 

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5°)  Le seau comporte deux phases, la cire liquide en haut et l'eau.

A l'interface, se trouvera toutes les impuretés solubles dans l'eau qui remontent mais ne peuvent se dissoudre dans la cire.

 

Laissez donc refroidir plusieurs heures.

 

 

 

 

 

 

 

 

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6°)  On obtient avec ces cires de désoperculation des couleurs trés belles, claires et jamais brunes.

 

 

 

 

 

 

 

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7°) L'autre face est moins belle.

On peut recommencer à la faire fondre, avec un peu d'eau, et couler la cire liquide dans un récipient qui offre une petite section par rapport à son volume. La partie inférieure comportant des impuretés sera plus facile à supprimer.

 

 

Les cires permettent de fabriquer de l'encaustique, ( mélanger avec de l'essence de thérébentine), des bougies, des baumes, etc ...

Elles sont essentiellement rendues au cirier contre des feuilles de cire gaufrées, ce qui permet une subststantielle économie

 

 

 

 

 

Par Fabien - Publié dans : vie au rucher - Communauté : Abeille & Cie
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 14:41

    Pour qui cherche une méthode d'élevage de reine simple, sans picking, la méthode Miller est une solution.

Rappelons son principe: les abeilles construisent davantage de cellules royales le long des bordures. On cherche donc à les augmenter en présentant des triangles de cires à une reine de qualité qui y pondra bien volontiers. Mais les abeilles auront tendance à agrandir sous les bordures d'où la perte de l'effet "triangle".

Je l'ai testée l'an passé.

J'ai apporté en toute modestie un aménagement personnel au procédé:

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Préparation du cadre

Je pars d'un cadre normal, je fixe deux barres horizontales qui peuvent pivoter. Je découpe des trapèzes de bois que je fixe aux barres. De cette façon, je libère 8 espaces triangulaires par cadre. J'enduis le tout de cire pour une meilleure acceptation.

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Constitution du nucléus d'élevage Jour J

Je choisis dans mon rucher une colonie trop moyenne pour être rentable. Je supprime la reine et j'attends une semaine. Je détruis toutes les cellules royales. Le nucléus est prêt à recevoir le cadre d'élevage.

On peut également constituer un nucléus en récoltant deux ou trois cadres de nourriture et le reste en couvain fermé si possible, bien chargés d'abeilles, exempt de reine bien sûr. Un élément warré est suffisant

 

Amorçage du cadre d'élevage J+7

Dans une colonie de choix, je cherche un cadre contenant des oeufs uniquement, si possible avec une cire un peu coriace. Méfiez-vous des cadres de mâles qu'il faut bien sûr éviter. Je le secoue. Avec un couteau à steak pointu à lame peu large, je découpe des triangles contenant les oeufs et je les insère pointe vers le bas dans les espaces triangulaires du cadre. Inutile de chauffer la cire ça tient tout seul. Les cellules de cire peuvent être inclinées vers le haut ou le bas ça n'a pas d'importance. J'introduis le cadre d'élevage ainsi préparé au nucléus.

 

Ouverture   J+17

Au bout de 10 jours vous pouvez ouvrir. Vous devez trouver des cellules royales dans les triangles de cire, parfois jusqu'à quatre par triangle. On obtient facilement une dizaine de cellules par cadre.  

 Il vous restera à  découper prudemment les triangles, et à les insérer dans des nucléis de fécondation, entre deux cadres, suspendues à une allumette.

 

 

 

A mon sens, cette méthode présente deux avantages:

         Il est facile de découper les triangles et les insérer ( on ne peut pas se tromper sur l'âge de la larve puisqu'on ne donne que des oeufs )

         Les abeilles choisissent elles-mêmes au sein du triangle les oeufs ou larves qui donneront les reines.

 

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Par Fabien - Publié dans : Elevage de reines - Communauté : Apiculture
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