Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 08:35

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   Hier, aux alentours de midi, je remarque en arrivant à mon rucher du bois, une forte agitation...  Une recherche rapide m'amène à découvrir un magnifique tourbillonement d'abeilles, se rassemblant dans les fourrés, en trois paquets distincts, tous de belle taille, dont un affichant un mètre de longueur, s'enroulant sur le tronc d'un prunier, à quatre mètres de hauteur. Un essaim gigantesque ... dans un inextricable fouillis d'épines et de ronces... et bien sûr je n'avais aucun matériel sur moi.

  Je rentre en vitesse rassembler échelle, outils de bucheronnage et boîtes diverses, et finit par remarquer, dans le rucher de mon jardin, une certaine agitation devenue presque routinière en ce bébut mai : un deuxième essaim  s'était posé dans la haie du jardin, facile à prendre, de taille standard.

 

   Il peut bien attendre ...

 

   De retour au bois, l'essaim gigantesque s'était ... envolé, laissant derrière lui quelques abeilles pômées, déconcertées, tout autant que moi d'ailleurs...

 

  Durant deux heures j'ai arpenté les alentours, traversé des fourrés hostiles, exploré les haies voisines, pour finalement revenir bredouille et péteux .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   L'essaim posé dans ma haie à midi s'est fortement agité. Beaucoup d'abeilles tourbillonent dans le voisinnage, ce qui pourrait en inquiéter certains... Pour cause, un lot d'éclaireuses est en train de prendre possession d'une ruche piège. Ca tourne, ça tourbillonne, ça vombrit dans tous les sens, sous un ciel ombragé et menaçant, mais ça n'avance pas vite.

 

 

   A 18H, la situation restait inchangée: le gros des troupes stationné dans la haie en une grappe stoîque refusait de suivre les escouades d'exploratrices, qui quoiques démonstratives et expansives, n'en restaient que trop peu persuasives.

 

 

  Là encore une fois, la manière douce est trop lente pour cueillir un essaim... il me reste à sortir ma boîte.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ce que je fis:

 

 

1°) Tailler les branches autour de la grappe de façon à approcher au mieux la boîte.

 

2°) Secouer les branches pour faire tomber les abeilles dans la boîte

 

3°) Fermer la boîte et la retourner ( au bout de 10 min les abeilles vont s'accrocher au plafond)

 

4°) Rouvrir la boîte et la poser en décalé sur son fond de façon à faire rentrer les abeilles restées dehors.

 

5°) Ramener la ruche piège pour que les exploratrices rejoignent la maison mère

 

6°) Boire une bonne bière en contemplant la réussite de l'entreprise

 

7°) Vaquer à d'autres occupations en attendant la fin des opérations

 

8°) Revenir s'assurer du travail achevé et constater, malédiction..., que les avettes étaient ressorties pour former une nouvelle grappe, plantée avec ironie, à dix centimètres de la position initiale...

Cette année les essaims sont farceurs.

 

9°) Acheter une bombe de Baygon, se venger généreusement, prendre la pelle et le ramasse-poussière, et enterrer tout le monde en chantonnant un air léger.

 

10°) Oublier le 9° et tout recommencer. La nuit tombant, tout le monde fut renversés dans une ruche puis emmenés au matin loin du jardin.

 

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                            Elles battent le rappel pour rentrer. Dans une heure, elles le battront pour sortir...

Par Fabien - Publié dans : vie au rucher - Communauté : Apiculture
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 07:03

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Avril 2012 restera dans la mémoire des apiculteurs comme un mois de misère.

 

 

  Trois semaines de pluies, de froid, laissent les populations d'abeilles prisonnières de leur ruche.

Rien à faire, si ce n'est pondre, nourrir du couvain toujours plus abondant, compter les réserves qui ne se renouvellent que lentement, au grés de quelques rares butinages...

 

    Bientôt la ruche devient trop étroite et des envies d'ailleurs prennent nos avettes. Des cellules royales poussent dans quelques recoins secrets et il est temps de partir...

Mais voilà il pleut, il fait froid, le soleil se cache...

 

  On temporise, on tergiverse, de jeunes reines se mettent à chanter et enfin un arc-en-ciel.

Alors poussés par un instinct antédiluvien, les essaims se jettent... parfois tard dans l'aprés-midi, souvent en petits escadrons d'aventurières qui tenteront un pélerinage sous des cieux gris, vers un providentiel abri, la plupart du temps la haie du jardin, à dix mètres de la ruche souche.

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   Mon premier essaim est sorti le 22 avril,entre deux jours pluvieux, moins de 1 kg d'abeilles. Petit pour un essaim primaire. Je l'ai appelé Alexandre, du saint du jour. S'il a bon caractère, je le surnommerais Alex.

 

 

   Puis deux essaims entre deux jours pluvieux, le 28 avril,que j'irais récoltés au même endroit.

 

 

   Il suffit parfois de présenter sous la grappe un élément garni de vieux cadres et de pousser avec la fumée. Un cadre de miel et de couvain rend la ruche encore plus attractive. Peu à peu les avettes prennent possession de leur habitacle.

 

 

Les abeilles relèvent leur derrière et battent le rappel. C'est bon signe, le gros des troupes va suivre

 

 

 

 

 

 

 

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   Cette escouade d'abeilles parties en vacances aura refusé de rentrer dans la ruche, malgré un enfumage copieux, malgré un cadre de miel et de couvain, malgré un bois propolisé à souhait ...

C'est la première fois qu'un essaim me fait ce genre d'affront...

 

 

    Parti à 16H30min le samedi, il aura passé la nuit dehors, à rire de mes tentatives infructueuses à vouloir le sédentariser.

    En l'occurence, on ne parle plus de fièvre d'essaimage, mais de fièvre du samedi soir...

 

 

  Je le retrouve le dimanche matin, ayant essuyé la pluie de la nuit, ruisselant comme un toit aprés l'averse.

 

 

  Là c'est moi qui ait rit.

Par Fabien - Publié dans : vie au rucher - Communauté : Apiculture
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 18:48

Sous les fonds grillagés de nos planchers il est astucieux de placer un tiroir. Différents débris, mal rangés dans les alvéoles, se retrouvent sur cette planche et permettent parfois d'obtenir des informations sans avoir à ouvrir la ruche.

 

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   Ci dessus, la partie gauche du tiroir est recouverte de débris verdâtres: Les abeilles sont en train de nettoyer de vieux cadres moisis.    la traînée blanche du milieu provient d'un pain de candi placé au centre de la ruche (au dessus du couvre-cadres). La partie droite est pleine de grains de pollen ( pépites jaunes).  On voit bien que le côté sud de la ruche ( partie droite) est mieux occupé que le côté nord ( partie gauche).

 

 

 

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 Des débris marrons foncés proviennent de la désoperculation de vieilles cires. Les abeilles consomment donc du vieux miel qui libèrera de la place pour la ponte.

 

 

 

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Fragments transparents: écailles de cire donc les abeilles operculent soit du couvain, soit du miel, soit bâtissent des cadres.

Déchets évoquant des raisins secs, collants, mous: grains de propolis.

Et toujours les inévitables brisures de vieilles cires, plus ou moins brunes, et les grains de pollen signes d'élevage

 

 

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Formes de cires semi-sphérique: désoperculation de couvain de mâles. Les mâles sont massivement en train de naître et d'içi deux semaines ils seront sexuellement mûrs. Ce sera donc le début des essaimages.

 

 

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Au milieu de grains de pollen, des débris blancs. Il s'agit de cristaux de "miel de sucre" que les abeilles consomment en ce moment et qui proviennent des sirops de nourrissement de l'automne dernier. Elles font de la place pour du miel frais qui ne peut rentrer faute de météo favorable.

 

 

 

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Des débris de corps d'abeilles  ( têtes, pattes, ... ). Une seule de mes ruches montre ce genre de résidus. Abeilles mortes puis déchiquetées afin de les faire passer par les mailles du grillage ? Mâles dévorés dés leur naissance car la météo est mauvaise ? j'attends vos commentaires...

Par Fabien - Publié dans : signes extérieures de ruchesse - Communauté : Apiculture
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 19:39

 Un ciel couvert, des températures fraîches ne dépassant pas 13°C, une terre désséchée et toujours ce vent battant les campagnes...

Pour l'instant, Avril ne permet pas à nos avettes de récolter la manne que constituent les étendues de Colza. La sécheresse inhibe la montée de nectar, la fraîcheur limite les sorties des butineuses. Poser les hausses ne serait profitable qu'a quelques colonies d'exceptions, et la prudence nous commande d'attendre encore. Inutile de refroidir le couvain.

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Elle n'en a pas l'air, mais cette abeille est morte . Sûrement prise par le froid.

 

 

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Celle-ci se porte bien mais peine à trouver du nectar sur les fleurs.

Des nectaires extra-floraux existent-ils sur les plants de colza ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le colza est un des principaux constituants de ce miel blanc, crêmeux, typé, qui a ses amateurs, et que l'on appelle " miel de printemps" . Les colonies ne sont pas toujours suffisament volumineuses pour tirer profit de cette ressource significative, d'autant plus que les pratiques agricoles tendent vers un semis toujours plus précoce du colza.

 

Par Fabien - Publié dans : sujets d'apiculture - Communauté : Abeille & Cie
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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 10:04

Observée ce matin, le dandinement de cet asticot, qui ressemble à une fuite opportune en ces heures où les abeilles sont encore inactives. Cette larve de fausse teigne ira achever plus loin son cycle de transformation et finira en papillon de nuit.

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  Les larves grossissent dans un coin de la ruche, ici contre la paroi vitrée.

les abeilles sauront en limiter le développement, en les cloisonnant derrière des barrières de propolis par exemple.

 

 

 Les dommages causés aux fortes colonies sont de trés faible importance, voires inexistants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est essentiellement dans les cadres stockés que ces larves peuvent proliférer et ainsi détruire des cires, ou les rendre inattractives pour Copie-de-Photo-060.jpgles abeilles. La nette préférence de la teigne pour les cires brunes apparaît clairement dans la photo ci-dessous.

Par Fabien - Publié dans : signes extérieures de ruchesse - Communauté : Apiculture
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