L'hiver faiblit ...

Publié le 13 Février 2013

Et même si l'hiver prend son temps, et même si le matin se retire dans l'herbe givrée, aujourd'hui, à midi, le printemps s'est invité. Grand ciel bleu. vent absent. température dépassant 14°C.

re-163.jpg

  

 

   D'un jaune solaire, radieuse comme une étoile, la ficaire, de la famille des renoncules, ouvre le bal des printannières.

 

 

   Les abeilles la délaissent.

 

 Cependant, l'herboriste trouvera dans ses racines un remède contre les hémorroïdes.

 

 

 

 

 

 

 

re-157.jpg

 

   

 

   Quelques jolis tapis de primevères s'égayent au pied des ruches.

 

  Pimevère,

 

ou Prima Vera,

 

première verdeurs.

 

 

  Le printemps, jadis, se faisait appeler " primavera"

 

 

 

 

 

 

re-156.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Bien sûr, à chaque ruche, une grande liesse pousse les ouvrières vers le dehors. De joyeuses bousculades en perspective, mais attention ... derrière une frénésie apparemment anodine, peut se cacher une scène de pillage. C'est en effet lors de ces réveils précoces que les premières ruches mortes seront dévalisées de leur miel.

       Le pillage d'une ruche morte ou à l'agonie se caractérise le plus souvent par des débris débordant sur la planche d'envol.

 

 

re-161.jpg

 

 

 

 

 

   On apprend beaucoup par l'observation des abeilles à cette époque de l'année.

 

 

  Les peuples les plus aptes à trouver des ressources ( pollen ou nectar ) se signalent déjà par l'abondance des pelotes ( au niveau des pattes postèrieures )

 

  Certaines ruches ne rentreront rien.

 

  D'autres stockeront des pelotes jaunes,  probablement tirées du noisetier, abondant à cette époque.

 

 

  Enfin, une dernière, une originale, s'est spécialisée dans un pollen orange trouvé à mon avis dans les fleurs d'ajonc.

 

  Phénomène amusant: toutes les abeilles de cette ruche portaient des pelotes de la même couleur.

 

  Aucune autre ruche ne ramenait le même pollen.

 

 

 

 

 

 

 

 

re-150.jpg

 

 

 

  

 

De la famille des papillonacées, l'ajonc est en fleur depuis fin décembre.

Il tient, dans les bois hivernaux, haut et fier son touppet épineux, abritant des houpettes de fleurs que les abeilles n'ignorent pas.

 

Une fois écartées les lèvres jaunes, la fleur s'ouvre et livre ses filets de pollen.

 

 

 

 

 

re-145.jpg

 

Abeille récoltant le pollen sur des châtons de noisetier

 

 

 

Ma grande joie de ce jour:

j'étais assis sous ce coudrier et j'entendais, comme un écho des jours d'été,  le bourdonnement d'une vingtaine d'abeilles emplir le silence des bois.

 

 

Il était encore faible, fragile en ce Février qui ne renie jamais l'hiver, mais il était le premier souffle d'une vie d'insectes, retenus tapis dans les ruches, et qui bientôt éclateraient dans la terre réchauffée de Mars.

 

Rédigé par Fabien

Publié dans #vie au rucher

Repost 0
Commenter cet article