Les ruches en Décembre

Publié le 1 Décembre 2012

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   Décembre s'affiche ce matin par des températures négatives.

 

Brouillard et humidité rendent le froid pénétrant.

 

 Quelques vieux chênes ont laissé leurs dernières feuilles à la Terre. A leur pied reposent la glandée d'automne qui rejaillira au printemps.

 

Mais pour l'heure les frimas règnent sur la campagne dans un silence reposant.

 

Aucun chant dans les branches.

 

Les abeilles hivernent. Ont-elles encore à manger? Je décide donc de profiter de ce samedi pour achever de poser les pains de candi

 

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  Les planches d'envol ne trahissent plus aucune activité.

Une ruche en hiver reste un mystère insondable, un étui qui peut être l'écrin d'une vie au ralenti, tout comme le cercueil d'un peuple se mourant.

 

On peut tapoter la cloison du bout des doigts et guetter une réponse vombrissante... ôter le tiroir et attendre leur réaction... ou tout simplement patienter sans les déranger.

On ne peut rien faire de toutes façons.

 

 

 

  Fin septembre, cette Warré était coiffée d'un élément de miel. Les deux éléments du dessous contenaient du couvain.

 

En décembre, le couvain étant réduit à peu de choses, la grappe peut remonter sur les réserves du haut.

 Elle est probablement stationnée entre éléments du milieu et du haut.

 

 

L'élément du bas est surement vide. Il sert de sas sanitaire, éloignant les abeilles des turbulences de  l'entrée.

 

 

 

 

 

 

 

 

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   On trouvera quelques indices de la santé de sa ruche en retirant le tiroir.

   Celui-ci est recouvert de débris de cire. Ils proviennent de la désoperculation des cadres de miel.

   Apparemment, les abeilles ont déja grignoté les deux cadres du milieu.

  

Mauvaise surprise: Au milieu des grains sombres, des corps de varroas, au moins une centaine...

 

  Il est urgent d'administrer le traitement à l'acide oxalique. J'attends un week-end à la température clémente.

 

 

 

 

 

 

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   Voilà à quoi ressemble un candi raté. Il est vitreux et mou.  Il finit, même par grands froids, par couler à l'intérieur de la ruche.

Ce n'est grave que s'il dérange la grappe.

 

D'un autre côté, les abeilles n'auront pas à remonter sur une nourriture qui d'elle même se livre à domicile.

 

 

 Petit déjeuner au lit en fait.

 

 

 

 

 

 

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En dégageant le trou de nourrissement du couvre-cadres, je découvre la grappe.  Les abeilles sont déjà sur le haut de la ruche.

Auraient-elles déjà épuisé toutes leurs réserves ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Fabien

Publié dans #vie au rucher

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Franz 03/12/2012 09:12

Bonjour et merci pour ces photos, magnifique dans le cas du vieux chêne, instructive dans le cas du "candi raté". Mais s'il vous arrive encore de rater le vôtre, je me doute de ce à quoi je
m'expose alors que je vais faire "le mien" cet hiver pour la première fois...
Bonne continuation.

Fabien 04/12/2012 09:09



Mais non, il faut compter sur la chance du débutant


cordialement